Début du périple au départ d’El Chaltén, la Mecque du trekking. La Patagonie sous son jour le plus hospitalier; pas de vent et pas de nuages …incroyable !

Le Fitz Roy pointe son pic vertigineux par delà un paysage d’une beauté peu commune. J’arpente une contrée digne d’un Fritz Leiber ou d’un Tolkien.

L’approche est longue, mais le parcours reste ludique.

Après l’ascension des contreforts, pas de routes, pas de villes, pas de voitures, quelle misère..mes poumons réclament leur dose de monoxydes en tout genre !

Au dessus du glacier, l’aiguille de Saint Exupéry s’admire dans le lac.

De la laguna de los Tres, les pics aux faces mythiques défient les grimpeurs intrépides.

Un dernier regard vers les sommets.

Quelle injustice, l’acteur principal de Bombon el perro obligé de coucher dehors !

Voilà la récompense à l’issue de ces neuf heures de marche : une parillada bien arrosée ! Le vin argentin est vraiment formidable. Il faut vite regagner ce que l’on a perdu.

Le randonneur distrait pourrait fort bien ne pas remarquer le poteau 43 et pourtant il est le commencement.

Quelques pas plus loin un poteau double, toujours avec une étiquette de plastique bleu. La numérotation est malheureusement absente mais en toute logique les numéros 44 et 45 auraient dû être attribués… Là se révèle la grande énigme du marquage : sur poteau planté ou sur poteau couché ?

Le poteau suivant s’orne d’un 45, très près de l’étiquette d’ailleurs, qui semble accréditer la thèse du marquage sur pied ! Le randonneur poursuit sa promenade au comble de l’excitation cabalistique…

Diantre, le poteau suivant et nu ! Quel événement formidable a pu arrêter la main résolue du grand marqueur ?

Une étiquette jaune jaillit tel un camouflet sur le poteau suivant. Une rupture technologique semble chambouler l’ordre établi. On remarque le coup porté à la base de cette admirable pièce qui semble indiquer l’apparition d’un événement soudain et violent. Ce poteau aurait-il remplacé le 47 originel ?

Le randonneur s’enfonce dans l’incrédulité. Le désespoir le gagne… le grand marqueur l’aurait-il délaissé ? Ce message en est-il vraiment un ? La noirceur du doute dans les branches de mimosa.

A quoi bon chercher … ce chemin est à présent vide de sens.

50 ! Oui, je comprends, IL nous met à l’épreuve. Ne jamais, non, ne jamais désespérer ! L’ascension s’annonce spirituelle.

Le 51 est discret et désaltère l’esprit comme un pastis frais.

Là encore une trace de violence qui démontre les conditions toujours plus difficiles dans lesquelles les poteaux doivent assurer leur rôle ingrat.

Ce spécimen au conformisme affligeant et à la droite rigueur ne parvient pas à faire naître ce sentiment de compassion qui a pu étreindre l’âme du fervent voyageur face à la fissure du n°53.

Le poteau 54 porte dans sa chair les stigmates de la torture : la fine étiquette bleue supporte encore l’entrave rugueuse et rouillée.

Le marquage est absent mais le poteau n’en est pas moins remarquable du fait de la densité des nœuds qui parsèment sa solide surface. Noter la délicate inclinaison du système de fissures qui transcende la banalité du support sylvestre.

Le 57 trône à l’orée d’une forêt de résineux résolument résignés.

A la vue de ce pylône comment ne pas songer aux Anciens qui pensaient la terre soutenue par de fantastiques animaux.

60 : comment avez-vous pu tenir jusque-là ?

Peut-être un peu tôt pour qui s’adonne à la passion des poteaux !

Un bout de plastique impuissant à juguler la propagation d’une formidable fissure.

Parmi stères et brumes.

Au-delà du fil téléphonique n’est ce pas le Ciel tout entier qui est maintenu ?

La deuxième étiquette jaune du trajet semble indiquer la fin de la marche.

Ce spécimen a très certainement échappé à un incendie : l’étiquette est intacte.

Mimétisme entre la roche et le bois à la faveur de la lumière déclinante.

Le poteau final, l’étiquette de plastique bleu est sur la marque : la suprématie de la technologie ?

Le fabuleux Jökulsárlón est un lagon glacière au pied du non moins impressionnant Vatnajökull … le plus gros glacier d’Europe.

L’Islande sous le soleil : une beauté éphémère.

Un glaçon qui hésite entre s’échouer ou se dissoudre.

Impact de troll ou partie de troll ?

Boule de plume.

La palette des bleus dans le miroir des glaces.

Les sternes nous surveillent dans notre tranquille balade.

Il est possible de marcher des heures le long du ce lagon mais il est difficile de faire demi-tour.

Grand labbe en approche…

…posé en attente d’un mauvais coup.

La plastique fondante d’un iceberg en phase terminale.

Les habitants du coin supportent la baignade et les curieux.

Toujours pas envie de vous perdre en Islande ?

L’Islande est la reine des destinations. Ce signal est surtout utile en hiver.

Sptizberg : encore un signal hivernal !

En laotien : “Interdiction au touriste stupide “

Le charme désuet des environs de Tournai.

Toute la chaleur du Sud de la France.

Il est toujours difficile de trouver une bonne chute à un post sans tomber dans le panneau.

Brachypodium dans les Tsingy de Madagascar.

Les sous-bois malgaches recèlent vraiment d’étranges formes. Un décor naturel pour un remake local du “Roi de l’évasion” ?

Un palmier au repos dans la moiteur de Vientiane.

La forêt Wallonne abrite également de sacré monstre !

Au sud de Siem Reap, embarquement au village de Phnom Krom sur la côte du Tonlé Sap. Une communauté vietnamienne s’est établie dans ces villages après avoir libéré le Cambodge en 1979.

Fin de la saison des pluies au village flottant de Chong Khneas. Tout le monde a sa barque ici.

Le Cambodge … des temples jusque sur le drapeau.

Le Tonlé Sap est le plus vaste lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est : il joue le rôle crucial de réservoir tampon pour le Mékong. Les fôrêts se sont adaptées.

Repas à bord, chaussettes propres exigées !

Les jacinthes d’eau profitent des hautes eaux pour voyager.

Le lac abrite une profusion d’espèces de poissons qui explorent les parties noyées : les habitants pêchent dans les arbres !

Un temps idéal pour notre petite croisière.

Après quelques heures de navigation rencontre avec les lacustres de Kompong Phluk.

Kompong Phluk down town : c’est la saison du bateau. Difficile de croire que nous sommes au dessus d’une route poussiéreuse le reste de l’année.

Piments sur pilotis.

La cuisine de notre hôte.

Prisonniers flottants : ils nourrissent les poissons dans la partie immergée de la cage. Vivement la marée basse !

Une charmante guide nous mène à travers le dédale aquatique.

La navigation dans une forêt submergée est tout un art.

Une nuit sur l’eau sans le mal de mer !

Le monstre de la maison : aussi discret que Godzilla !!


“A mon sens, la plus grande faveur que le Ciel nous ait accordée, c’est l’incapacité de l’esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu’il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l’infini, et nous n’avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu’à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons : alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix d’un nouvel âge de ténèbres.”

“Après quoi, il entama le récit décousu qui éveilla un souvenir endormi dans la mémoire de mon oncle et suscita en lui un fébrile intérêt. La nuit précédente, il y avait eu un léger tremblement de terre, le plus important en Nouvelle-Angleterre depuis des années, qui avait fortement affecté l’imagination de Wilcox. Au cours de son sommeil, il avait vu en rêve, pour la première fois de sa vie, des cités cyclopéennes faites de blocs et de monolithes gigantesques enduits d’un limon verdâtre, d’où s’exhalait une secrète horreur. Les murs et les colonnes étaient couverts d’hiéroglyphes, et le jeune homme avait entendu retentir sous terre une voix qui n’était pas une voix mais plutôt …”


“Dans sa demeure de R’lyeb la morte, Cthulhu attend en rêvant.”


Texte d’Howard Phillips Lovecraft - L’appel de Cthulhu (1926).

‘Furcifer Oustaleti’ sur la route de la côte du côté de Diego.

Un voisin de chambre particuliérement discret.

Un gecko vert fluo “Phelsuma madagascariensis grandis” monte la garde dans le bungalow.

Un caméléon panthère “Chamaeleo pardalis” d’une timidité confondante.

Frêle funambule sur son fil de fer.

Le coq et gecko.

Il est indisensable de sacrifier un zébu aux crocodiles sacrés afin de conjurer la malédiction qui frappa les habitants avares de leur eau d’Antagnavo.

Un énorme ‘Furcifer Oustaleti’ au milieu des brousailles.

Le gardien de l’entrée de l’Ankarana.

Au camps des Américains.

‘Furcifer Oustaleti’ qui se fait plus gros que le zébu pour impresionner le vazaha !

Un Zonosaure de Madagascar “Zonosaurus madagascariensis” à l’affût dans la plantation de cacaoyers.

Caméléon panthère “Chamaeleo pardalis” traversant une piste de Nosy-Be… en se hâtant lentement.

Gazé ou piéride de l’aubépine “Aporia crataegi”.

Le machaon “Papilio machaon” ou grand porte-queue pose sur un chardon.

Libellule au repos.

Belle Dame “Cynthia cardui”.

Petite tortue aux couleurs éclatantes.

La Belle Dame n’est autre que la Vanesse des chardons.

L’insecte mystérieux.

Base jumpers avant le grand saut !

Bourdon en action.

Pissenlit labouré par un vrai bourdon méticuleux.

Grappe de myosotis des Alpes délicatement pompée par une piéride du navet “Pieris napi” fantomatique.


Aglae ou grand nacré, “Mesoacidalia aglaja” boulottant un pissenlit.

Argus vert “Callophrys rubi”.

Repos minéral pour la petite tortue, “Aglais urticae”.

Où comment un gros ventilateur bourru visite sans vergogne des dizaines de fragiles corolles.

Un Vulcain “Vanessa Atalanta” sur le chemin de la forge.

Inconnu au bataillon mais bien caparaçonné.